mercredi, janvier 04, 2006

10: Horace Slughorn-Suite

Dumbledore avança soigneusement vers le milieu de la salle, repoussant le lustre du pied. Harry le suivit, regardant fixement autour de lui, à moitié effrayé par ce qu'ils pourraient trouver derrière l'épave du piano ou du canapé retourné, mais nulle part, on n'apercevait trace d'un corps.

"Il y a peut-être eu une bagarre… et ils sont allés plus loin, professeur?" ....


"Je ne pense pas !"

"Vous croyez qu'il est… ?"

" Toujours ici quelque part ? Oui."


Et sans avertissement, Dumbledore comme une flèche, plongea le bout de sa baguette magique dans le coussin du fauteuil, qui hurla, "aïe!"

"Bonsoir, Horace !"


Harry en était bouche bée. Un homme se faufilait par une déchirure sur l'avant du fauteuil. Cet homme était excessivement gros, chauve, vieux et se frottait le bas du ventre en louchant vers Dumbledore avec un œil triste et larmoyant.

"Il n'y avait aucun besoin de me piquer aussi fort avec ta baguette... Tu m'as fait mal !"

La lumière magique se refléta sur son crâne luisant, ses yeux globuleux, son énorme moustache argentée, à la gauloise, les boutons fortement polis de la veste en velours ... Le haut de sa tête atteignait à peine le menton de Dumbledore.

"Qu'est-ce qui vous amène ?" grogna-t-il en chancelant sur ses pieds, et frottant toujours le bas de son ventre. Il semblait remarquablement peu intimidé pour un homme qui venait d'être découvert à l'intérieur d'un fauteuil.

"Mon cher Horace... Si les Mangemorts étaient vraiment venus te chercher, la marque des ténèbres serait visible au-dessus de la maison."

Le magicien se frappa le front avec une main .
"la marque des ténèbres... Je savais qu'il y avait quelque chose... ah bien ! Je n'aurais pas eu le temps de toute façon, J'en étais juste aux finitions de la tapisserie quand tu es entré ici."


Il poussa un grand soupir qui fit bouger les extrémités de sa moustache.
" Acceptes-tu que je t'apporte mon aide ?"

"S'il te plaît !"


Ils se mirent dos à dos, un sorcier mince et grand d'un côté, l'autre petit et dodu de l'autre. Ils remuèrent leur baguette dans un même mouvement rapide.
Les meubles se replacèrent dans leur position d'origine. les lustres reprirent leur place entre ciel et terre, les plumes retournèrent dans leurs coussins, les livres déchirés se réparèrent alors qu'ils débarquaient sur leurs étagères, les lampes à huile se posèrent sur les guéridons et s'allumèrent, la collection de bibelots, de cadres et de tableaux cassés volèrent en scintillant à travers la pièce et se posèrent intacts sur un bureau , les déchirures, les fissures, et les trous se comblèrent partout, et les murs se nettoyèrent.

"Quel genre de sang était ce ?"

"Sur les murs ? Sang de dragon ! "

"Oui, de dragon" répéta le sorcier sur le ton de la conversation. " Ma dernière bouteille, et les prix sont devenus extrêmement hauts à l'heure actuelle. Ça devrait pouvoir resservir !"


Il ramassa une petite bouteille de cristal posée sur un buffet et la présenta à la lumière en examinant le liquide épais à l'intérieur.
"Humm. Plus que quelques gouttes !"


Il remis la bouteille sur le buffet et soupira. C'est alors que ses yeux tombèrent sur Harry.
"Oho," dit-il, ses gros yeux globuleux fixant le front de Harry sur lequel on voyait une cicatrice en forme d'éclair. "Oho!"


"Voici" dit Dumbledore, s'avançant pour faire les présentations "Harry Potter. Harry, voici un de mes vieux amis et collègue, Horace Slughorn."


"C'est ainsi que tu as pensé me persuader ? Eh Bien, la réponse est non, Albus !"

Il ignora résolument Harry, son visage tourné dans une autre direction avec l'air d'un homme essayant de résister à la tentation.
"Je suppose que nous pouvons prendre un verre, au moins?... Au souvenir du bon vieux temps?"


Slughorn hésita.
"D'accord pour un verre !"


Dumbledore sourit à Harry et fit glisser vers lui une chaise différente de celle que Slughorn avait récemment personnifiée, qui était juste auprès du feu rallumé et d'une lampe à huile brillant fortement. Harry s'assit sur le siège avec l'impression très nette que Dumbledore, pour une certaine raison, souhaitait le plus possible en évidence. Et en effet, quand Slughorn, qui s'était occupé des verres et des bouteilles, se tourna vers la salle, ses yeux tombèrent immédiatement sur Harry.

"Hmpf !" fit-il, regardant rapidement au loin comme s'il avait peur de se brûler les yeux.
"Tiens…" il tendit un verre à Dumbledore, qui s'était assis sans invitation, poussa le plateau vers Harry, puis se cala au milieu des coussins du divan réparé dans un silence contrarié. Ses jambes étaient si courtes qu'elles ne touchaient pas le sol.

"Alors, Horace, comment vas-tu ?"

"Pas trop bien !... Poitrine encombrée, asthme, rhumatismes aussi. Je ne peux pas me déplacer comme je le voudrais. Bien ! c'est la fatalité. Je vieillis, je suis plus fatigué."

"Mais tu dois encore pouvoir te déplacer assez rapidement pour nous avoir préparé une telle bienvenue en si peu de temps !... Tu n'as pas du avoir plus de trois minutes?"


"Deux. Je n'ai pas entendu mon charme d'intrusion d'assez loin ! Je prenais un bain. C'est toujours .. les conséquences du fait que je suis un vieil homme, Albus. Un vieil homme fatigué qui a bien mérité une vie silencieuse avec quelques réconforts."

"Il les a certainement eus" pensa Harry, en regardant autour de lui. La pièce était étouffante et encombrée, cependant personne ne pouvait la trouver inconfortable. Il y avait là des chaises et des tabourets rembourrés, des boissons et des livres, des boîtes de chocolats et des coussins moelleux. Si Harry n'avait pas su qui vivait là, il aurait pensé qu'il s'agissait d'une vieille dame riche et tatillonne.

"Tu n'es pas encore aussi vieux que moi, Horace."


"Mais peut-être que tu devrais penser à la retraite toi aussi !" ... Ses yeux pâles de groseille à maquereau s'étaient posé sur la main blessée de Dumbledore "les réflexes ne sont plus ce qu'ils étaient !"

"Tu as probablement raison" ... relevant ses manches pour faire apparaître ses bouts de doigts brûlés. À leur vue, Harry ressentit une sensation désagréable dans le cou. "Je suis assurément plus lent que je l'étais. Mais d'autre part… "

Il secoua et balança ses mains en l'air, comme pour dire que l'âge avait ses compensations, et Harry aperçut, sur sa main saine, un anneau qu'il n'avait jamais vu auparavant porté par Dumbledore : Il était grand, d'une facture plutôt maladroite dans ce qui semblait être de l'or, et il y avait une grosse pierre qui le séparait en deux.
Les yeux de Slughorn s'attardèrent aussi un moment sur l'anneau, et Harry vit un léger froncement de sourcils sur son large front.

"Alors, toutes ces précautions contre des intrus, Horace… sont-elles contre les Mangemorts ou contre moi ?"

"Que peuvent vouloir les Mangemorts à un vieux bonhomme comme moi?"

"J'imagine qu'ils voudraient utiliser tes talents considérables pour la coercition, la torture et le meurtre." déclara Dumbledore. "Dis-moi, n'ont-ils vraiment rien fait pour te recruter ?"

"Je ne leur ai pas donné cette chance. J'ai été perpétuellement en mouvement depuis un an. Je ne séjourne jamais à la même place plus d'une semaine. Je me déplace de maison de Moldus en maison de Moldus - les propriétaires de cet endroit sont en vacances dans les îles Canaries - c'était très agréable, je serai désolé de partir. Il est très facile, quand on connaît, d'utiliser un simple charme de congélation sur les systèmes d'alarmes qu'ils emploient et de s'assurer que les voisins ne te repèrent pas voient pas quand tu amènes le piano."

"Ingénieux !... Mais c'est une existence plutôt fatigante pour un vieux bonhomme usé à la recherche d'une vie silencieuse. Maintenant, si tu devais retourner à Poudlard..."

"Si tu espères me faire croire que ma vie serait plus paisible dans cette école pestilentielle, tu uses ton souffle pour rien, Albus ! J'aurais pu aller m'y cacher, mais certaines rumeurs plutôt drôles me sont parvenues à propos de Dolores Ombrage ! Si c'est comme ça que tu traites les professeurs maintenant…"

" Le professeur Ombrage s'est coltinée avec notre troupeau de centaure !...Je pense, Horace, que tu aurais mieux à faire que d'aller dans la forêt et d'appeler une horde de centaures en colère des créatures dégoûtantes mal-élevées."


"C'est ce qu'elle a fait ?" s'étonna Slughorn. "Quelle femme idiote. Je ne l'ai jamais aimée."


Harry rit et tous les deux le regardèrent.
"Désolé... C'est juste… que je ne l'aimais pas non plus."

Dumbledore se leva soudain.

"Pars-tu ?"

"Non, Je souhaiterais juste utiliser la salle de bains ! "

"Oh !" fit Slughorn, visiblement déçu. "Deuxième porte à gauche dans le couloir !"

Dumbledore sortit du séjour. Quand la porte se fut refermée derrière lui, il y eut un instant de silence. Après quelque temps, Slughorn se mit debout mais il ne semblait pas très sur de ce qu'il voulait faire. Il jeta un regard furtif sur Harry, puis se dirigea vers le feu auquel il tourna le dos pour y chauffer son large buste.

"Ne crois pas que je ne le sais pas pourquoi il t'a amené !" lança-t-il tout à coup.
Harry regarda simplement Slughorn. Les yeux larmoyants de Slughorn passèrent sur la cicatrice de Harry, s'arrêtant cette fois, sur le reste de son visage.
"Tu ressembles vraiment beaucoup à ton père !"


" Oui, on me l'a déjà dit !"


" Sauf les yeux. Tu as…"


"Ce sont les yeux de ma mère, oui !" Harry l'avait si souvent entendu qu'il trouvait ça un peu lassant.

"Hmpf. Oui, et bien ! Comme professeur, on ne devrait pas avoir de favoris, naturellement, mais, pour moi, elle l'était. Ta mère... Lily Evans. Une des élèves les plus brillantes que j'ai jamais eu. Vive, tu sais, charmante. J'avais l'habitude de lui dire qu'elle aurait du être dans ma maison. Je recevais en retour des réponses très effrontées."

"Quelle était votre maison ?"


"J'étais responsable des Serpentard !"
"Oh, maintenant," poursuivit-il rapidement, voyant l'expression sur le visage de Harry et agitant une clochette près de lui" ne retiens pas cela contre moi ! Tu es un Gryffondor comme elle, je suppose ? Oui, c'est souvent l'habitude dans les familles. Pas toujours, cependant. As-tu entendu parler de Sirius Black ? Tu dois avoir appris - c'était dans le dernier journal - qu'il était mort, il y a quelques semaines…"

C'était comme si une main invisible avait tordu les intestins de Harry et les avait comprimés.
" Quoi qu'il en soit, il était le grand ami de ton père à l'école.
Toute la famille Black est passé par ma maison, mais Sirius s'est retrouvé chez les Gryffondor ! Quelle honte… c'était un garçon très doué. J'ai eu son frère, Regulus, quand il est venu ensuite, mais j'aurai bien voulu les deux !"


Il ressemblait à un collectionneur enthousiaste qui avait surenchéri. Complètement perdu dans ses souvenirs, il regardait fixement le mur opposé, et se dandinait sur place pour assurer une répartition égale de la chaleur sur tout l'arrière de son corps.

"Ta mère était une fille de Moldus, bien sûr. Je ne pouvais pas le croire quand je l'ai appris. Je pensais qu'elle devait être de pur sang, elle était si bonne."

"Une de mes meilleurs amis est une enfant de Moldus !... Et c'est la meilleure de notre promotion !"


"C'est drôle comme cela se produit parfois, n'est ce pas ?"

"Pas vraiment !"

Slughorn le regarda avec surprise. " Ne pense pas que je suis compromis! Non, non, non ! I n'ai-je justement pas dit que ta mère était-elle l'une de mes étudiantes préférées ? Il y avait Dirk Cresswell l'année suivante - maintenant à la tête du bureau de liaison des Goblins - encore un enfant de Moldus, un étudiant très doué, et qui me fournit toujours d'excellentes informations sur ce qui se passe chez Gringott!"

Il sautilla légèrement, souriant, content de lui, et montra les nombreuses photographies sur le buffet, chacune occupée par un minuscule personnage qui bougeait.

" Tous des anciens étudiants, tous remarquables. Tu peux voir Barnabas Cuffe, l'éditeur de la Gazette du Sorcier, il a toujours continué à me communiquer les nouvelles du jour. Et Ambrosius Flume m'envoie un panier de confiseries à chacun de mes anniversaires, et tout ça parce que je lui ai fourni une introduction pour Ciceron Harkisss son premier employeur ! Et derrière - tu peux la voir si tu penches un peu ta tête— c'est Gwenog Jones, qui fut le capitaine de l'équipe des Harpies... Les gens sont toujours étonnés d'entendre que je suis dans les meilleurs termes avec les harpies, et que je reçoive des billets gratuits toutes les fois que je le désire !"
Cette pensée sembla le regonfler énormément.

"Et tous ces gens savent où vous trouver, pour vous envoyer tout ça ?" demanda Harry, qui ne pouvait pas s'empêcher de se demander pourquoi les Mangemorts n'avaient pas encore dépisté Slughorn si des paniers de bonbons, des billets de Quidditch, et des visiteurs demandant son conseil et ses avis pouvaient le faire.
Le sourire de Slughorn s'effaça de son visage aussi rapidement que précédemment le sang sur les murs.

"Évidemment que non ! Je n'ai plus aucun contact avec eux depuis un an."

Harry eut l'impression que ses mots choquèrent Slughorn lui-même. Il a regarda partout, complètement déboussolé pendant un moment. Puis il s'agita.
"Le sorcier prudent maintient toujours sa tête hors de l'eau dans de genre d'histoires. … Tout semble très bien quand Dumbledore en parle, mais prendre un poste à Poudlard en ce moment seraient l'équivalent qu'une déclaration d'allégeance à l'ordre du Phœnix ! Et autant je suis sûr de ses capacités, de son courage et de toutes ses autres qualités, autant je n'aime pas beaucoup le taux de mortalité…"

"Vous n'avez pas besoin de rejoindre l'ordre pour enseigner à Poudlard !" remarqua Harry. Il ne pouvait pas empêcher complètement un petit air de dérision de percer dans sa voix. Il était difficile de sympathiser avec Slughorn et sa vie douillette quand il se rappelait Sirius, tapi dans une caverne et menant une vie de rat. "La plupart des professeurs n'en font pas partie, et aucun d'eux n'a jamais été tué - à moins de compter Quirrell, qui a obtenu ce qu'il avait mérité en travaillant pour Voldemort."

Harry était sûr que Slughorn était l'un de ces sorciers qui n'était pas capable d'entendre, prononcé à haute voix, le nom de Voldemort, et il ne fut pas déçu : Slughorn frissonna et protesta, mais Harry l'ignora.

"J'oserai même dire que tout le personnel de Poudlard est bien plus en sécurité que la plupart des gens tant que Dumbledore en est le directeur. Il est censé être la seule personne qui n'ait jamais craint Voldemort, non ?"

Slughorn regarda fixement dans le vide une minute ou deux : Il semblait réfléchir aux propos de Harry.

"Et bien, oui, il est vrai que Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom n'a jamais cherché à affronter Dumbledore," murmura-t-il à contrecœur. "et je suppose que pouvant arguer du fait que je n'ai pas rejoint les Mangemorts, Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom ne me compte pas parmi ses amis… Dans ce cas, je pourrais tout aussi bien rejoindre l'équipe des professeurs et le rapprocher d'Albus… Je ne peux pas feindre que la mort d'Amelia Bones ne m'ait secoué… Si elle, avec tous ses contacts au ministère et ses protections … "

Dumbledore revint dans le séjour et Slughorn sauta comme s'il avait oublié qu'il était dans la maison.

"Oh, c'est toi, Albus ! Tu as été bien long ! Tu as des maux d'estomac?"


"Non, Je lisais simplement les magazines des Moldus. J'aime bien en feuilleter quelques exemplaires. Bien, Harry, nous avons abusé assez longtemps de l'hospitalité de Horace. Je pense qu'il est temps pour nous de partir."


Disposé à obéir, Harry le suiva. Slughorn était interloqué.

"Tu pars ?"

"Oui, évidemment. Je sais reconnaître une cause perdue quand j'en vois une."

" Perdue…?"


Slughorn s'agitait. Il s tripotait les doigts et tournait en rond en observant Dumbledore remettre sa cape, et Harry fermer le haut de sa veste.

"Bon, je suis désolé que tu ne veuilles pas de ce travail, Horace," dit Dumbledore, en levant sa main intacte dans un signe d'adieu. "Poudlard aurait été heureux de te revoir à nouveau. Nonobstant notre sécurité considérablement accrue, tu seras toujours bienvenu comme visiteur, si tu le souhaites."

"Oui...... très aimable bon… comme je dis…"

"Au revoir, à plus !"

"Au revoir !" reprit Harry.

Ils étaient près de la porte d'entrée quand il y eut un cri derrière eux.
"Très bien, très bien, je le ferai !"

Dumbledore se tourna pour regarder Slughorn qui se tenait essoufflé à la porte du salon.

"Tu quitteras ta retraite?"


"Oui, oui," dit Slughorn impatiemment. "je dois être fou, mais oui."

"Merveilleux ! Donc, Horace, nous te verrons sur le premier septembre."


"Oui, j'y serai !"

"Je souhaiterai une augmentation de salaire, Dumbledore!"

Dumbledore rit sous cape. Le portillon se ferma derrière eux, et ils tournèrent le dos au bas de la colline dans l'obscurité et la brume tourbillonnante.

"Bien joué, Harry !"

"Je n'ai rien fait !"


"Oh si .Tu as montré à Horace tout ce qu'il avait à gagner en retournant à Poudlard. Il t'a plu ?"

"Heu..."


Harry n'était pas sûr, d'avoir ou non apprécié Slughorn. Il supposait qu'il était plaisant d'une certaine manière, mais il lui semblait également un peu creux et, malgré ses dénégations, beaucoup trop étonné du fait que des enfants de Moldus puissent faire de bons sorciers.
"Horace... aime son confort. Il aime également la compagnie des célébrités, des gens qui réussissent, et des puissants. Il apprécie le sentiment qu'il a d'avoir une certaine influence ces personnes. Il a n'a jamais voulu occuper le trône lui-même. Il préfère être assis derrière c'est plus détendu, tu vois. Il avait l'habitude de se trouver des favoris à Poudlard, parfois pour leurs ambitions ou pour leurs intelligences, parfois pour leurs charmes ou leurs talents. Il avait lui-même un réel talent pour dénicher ceux qui pourraient un jour devenir exceptionnels dans différents domaines. Horace avait formé une sorte de club avec ses favoris et lui-même au centre, faisant des lettres d'introduction, forgeant des contacts utiles entre les membres, et en récoltant toujours des avantages en retour, tel une boîte gratuite d'ananas cristallisés, sa friandise préférée, ou bien la chance de recommander les nouveaux jeunes membres du bureau de liaison des Goblins."
Harry eut soudain l'impression très nette de voir une grosse araignée bouffie, tissant sa toile autour d'elle, plaçant un fil par-ci par-là et y attirant de grosses et juteuses mouches.
"Je te dis tout ceci... non pas pour que tu te détournes d'Horace - ou, comme nous devons maintenant l'appeler, professeur Slughorn - mais pour te mettre en garde. Il essayera assurément de t'attirer, Harry. Tu serais le bijou de sa collection : 'le garçon qui a survécu… ou, comme certains t'appellent maintenant l'élu."

À ces mots, un frisson qui n'avait rien à voir avec la brume secoua Harry. Il se rappelait les mots qu'il avait entendus quelques semaines auparavant, des mots qui avait une signification horrible pour lui : Ni l'un ni l'autre ne peut vivre tandis que l'autre survit…
Dumbledore s'arrêta près de l'église devant laquelle ils étaient passés plus tôt.

"Ça ira, Harry ! Si tu veux bien saisir mon bras !"
À suivre...

6 commentaires:

armichou a dit...

bravo

Diwen a dit...

J'trouve que tu t'es super bien débrouiller !!!!!!!! C'est une bonne idée, mais dificile a réaliser...
Mais toi t'a réusi Royalement, je trouve...

Comtinue comme ça !

Diwen a dit...

J'trouve que tu t'es super bien débrouiller !!!!!!!! C'est une bonne idée, mais dificile a réaliser...
Mais toi t'a réusi Royalement, je trouve...

Comtinue comme ça !

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Mais toi t'a réusi Royalement, je trouve...

Comtinue comme ça !

Anonyme a dit...

hey!
I don't know if you speak english, but this was really, really coooool! Even though I didn't understand the text by the pictures, I understood the point! Awsone!

Mari(Norvegian)

tipoual a dit...

Merciiii!!!

Avez vous aimé Slughorn?
C'est agréable de créer des personnages avant de les voir pour de vrai!

Yes, I understand english, and thank you very much for the compliment!

Do you know, you have also Half blood prince english version, see the link up the page :)