vendredi, juillet 14, 2006

24 : Chapitre 7- Le club de Slug-suite

"Ils nous regardaient aussi ?... Car nous sommes avec toi?"

"Ils te fixent parce que tu étais aussi au ministère ! ... Notre petite aventure s'est étalée partout dans la gazette du sorcier, tu ne l'as pas lu ?"

"Oui, je croyais que ma grand-mère serait fâchée avec toute cette publicité... mais elle était vraiment heureuse. Elle m'a dit que je commençais à ressembler enfin à mon père"
Elle m'a acheté une nouvelle baguette magique, regarde !... Cerisier et poil de licorne ! ...Nous pensons que c'est la dernière qu'Ollivander ait vendu, avant qu'il disparaisse le lendemain… "
toi, reviens ici, Trevor !"

"Aurons-nous toujours des réunions de D.A. cette année, Harry ?"


"Non, plus maintenant que nous sommes débarrassés d'Ombrage..."

"J'aimais bien le D.A.! J'ai appris beaucoup de choses avec toi !"
"Moi aussi, j'ai apprécié ces réunions ... C'était comme d'avoir des amis."

C'était l'un des côtés inconfortables de Luna. Ce qu'elle disait induisait souvent chez Harry un mélange étrange de pitié et d'embarras. Avant qu'il puisse répondre, cependant, il y eut une perturbation dans le couloir à l'extérieur de leur compartiment. Des filles de quatrième année chuchotaient et riaient nerveusement ensemble de l'autre côté de la vitre.

"Tu lui demandes !"

"Non, toi ! "

"Je le ferai !"


"Bonjour, Harry, je suis Romilda, Romilda Vane... Pourquoi ne nous rejoins-tu pas dans notre compartiment ?
"Tu ne devrais pas t'asseoir avec eux. "
...ajouta-t-elle dans un chuchotement, indiquant dans le fond, Neville, qui se décollait encore de sous le siège toujours en train de chercher à tâtons autour de lui pour trouver Trevor, et Luna, qui portait maintenant son Spectrespecs, ce qui lui donnait un regard dément de hibou multicolore.

"Ce sont mes amis !"

"Oh!...Oh, Okay."
" Les gens imaginent que tu devrais avoir des amis plus intéressants que nous."
"Tu es cool !... Aucun d'eux n'était au ministère. Ils n'ont pas combattu avec moi."

"C'est une chose très gentille à dire."

"Nous ne lui avons pas fait face, bien que... C'est toi. Tu devrais entendre ma grand-mère parler de toi.
"Ce Harry Potter a plus d'envergure que le ministère entier de la magie en a montrer !"
"Elle donnerait n'importe quoi pour t'avoir comme petit-fils… "

Harry rit gêné et changea de sujet dès qu'il le put en parlant des résultats des Buses. Tandis que Neville donnait ses notes et se demandait à haute voix s'il lui serait permis de suivre le NEWT de Transfiguration, avec seulement Acceptable, Harry l'observait sans l'écouter vraiment. L'enfance de Neville avait été gâchée par Voldemort comme cela avait été le cas pour Harry, mais Neville n'avait aucune idée sur l'étroitesse du lien qu'il y avait entre son destin et celui Harry. La prophétie aurait pu se rapporter à l'un comme à l'autre, pourtant, pour des raisons impénétrables, Voldemort avait choisi de croire que Harry était celui qui était désigné. Si Voldemort avait choisi Neville, ce serait Neville qui serait assis là en face de Harry avec une cicatrice en forme d'éclair et le poids de la prophétie… ? La mère de Neville serait-elle morte pour le sauver, comme Lily était mort pour Harry ? Sûrement … Mais si elle avait dans l'incapacité de se tenir entre son fils et Voldemort ? N'y aurait-il eu alors aucun élu ? Un siège vide à la place de Neville et un Harry apeuré qui aurait embrassé et dit au revoir à sa propre mère, pas à celle de Ron ?

"Tu vas bien, Harry ? Tu as l'air drôle !"
"Désolé … Je …"
"Tu as déjà vu un Wrackspurt ?"
"Je… quoi ?"
"Un Wrackspurt... Ils sont invisibles. Ils flottent, entrent par les oreilles et brouillent le cerveau. J'ai eu l'impression d'en entendre un bourdonner autour de nous ici."
Elle agita ses mains dans l'air, comme pour attraper de grandes mites invisibles. Harry et Neville se regardèrent à la hâte et commencèrent à parler de Quidditch.Le temps, à croire ce qu'ils voyaient par les fenêtres du train était aussi inégal qu'il l'avait été tout l'été. Ils traversaient des nuages froids de brume, puis ressortaient dans la lumière du soleil faible et clair. C'est durant l'un de moment sans nuage, quand le soleil était directement visible, que Ron et Hermione entrèrent enfin dans le compartiment.
"Je souhaite que le chariot du déjeuner se dépêche, je suis affamé !"
"Bonjour, Neville. Bonjour, Luna. Ça va ?"
"Malefoy n'a pas fait son devoir de préfet. Il s'est installé juste dans son compartiment avec d'autres Serpentard, nous l'avons vu quand nous sommes passés."
Harry se releva, intéressé. Ça ne ressemblait pas à Malefoy de laisser passer une chance de montrer sa puissance comme préfet, ce dont il avait copieusement abusé toute l'année précédente.
"Qu'est-ce qu'il a fait quand il t'a vu ?"
"Comme d'habitude... Pas comme lui, bien que,…? Bien… c'est que… Mais pourquoi n'intimide-t-il pas les premières années ?"
"Je ne sais pas ... Comme s'il avait eu des choses plus importantes dans l'esprit que d'intimider les plus jeunes élèves ?"
"Peut-être qu'il préférait la brigade inquisitoriale? ... Après cela, peut-être que l'état de préfet lui semble un peu ennuyeux."
"Je ne le pense pas.... Je pense qu'il est…"
"Je suis censée livrer des messages à Neville Longdubat et à Harry Potter."
Hésita-t-elle, comme ses yeux rencontraient ceux de Harry, elle vira à l'écarlate. Elle tendit deux rouleaux de parchemin attachés avec un ruban violet.
"Qu'est-ce que c'est ?"
"Une invitation... Je serais enchanté si tu me rejoignais pour le déjeuner dans le
compartiment C. Sincèrement, Horace"
"Mais que me veut-il ?"
"Aucune idée... Écoute ... Nous allons partir sous la cape d'invisibilité, ainsi nous pourrons jeter un regard sur Malefoy en chemin, pour voir ce qu'il a."
Cette idée, cependant, ne mena à rien : Les couloirs, était trop encombré par des personnes qui guettaient l'arrivée du chariot de déjeuner. Il était impossible de les éviter tout en portant la cape. Harry la retira avec regrets et la remit dans son sac, se disant qu'il aurait été agréable de la porter juste pour éviter les regards, qui semblaient avoir augmenté en intensité depuis son dernier déplacement dans le train. Chaque étudiant sortait de son compartiment pour mieux le voir.
À suivre...

mardi, juin 20, 2006

23 : Chapitre 7- Le club de Slug- suite




"Vite, rapidement, à la barrière !"
"Harry ferait mieux d'y aller d'abord, avec…"

Elle lança un regard interrogateur vers l'un des Aurors, qui inclina brièvement la tête, saisit le bras de Harry, et essaya de l'orienter vers la barrière entre les quais neuf et dix.
"Je peux marcher, merci !"
...s'énerva Harry retirant son bras de la main de l'Auror. Il poussa son chariot directement vers la barrière, ignorant son compagnon silencieux, et se retrouva, une seconde plus tard, sur le quai neuf trois quarts, où l'Express Poudlard, écarlate, crachait sa vapeur au-dessus de la foule.

Hermione et les Weasley le rejoignirent quelques secondes plus tard. Sans consulter le sinistre Auror près de lui, Harry fit signe à Ron et à Hermione de le suivre vers le haut du quai, à la recherche d'un compartiment vide.

"Nous ne pouvons pas, Harry ! ... Ron et moi, nous devons d'abord nous rendre dans le wagon des préfets et ensuite patrouiller dans les couloirs."
"Oh oui, j'avais oublié !"
"Vous feriez mieux de monter dans le train tous les trois. Vous n'avez plus que quelques minutes avant de partir.... Bon, passe un bon trimestre, Ron..."
"Mr Weasley, puis-je vous dire un mot ?"
"Bien sûr."

Harry y avait soigneusement réfléchi et était parvenu à la conclusion que, s'il devait parler à quelqu'un, c'était à Mr Weasley. Premièrement, parce qu'il travaillait au ministère et était donc en excellente position pour faire des investigations, et deuxièmement, parce qu'il pensait qu'il n'y avait pas trop de risque que Mr Weasley se mette en colère. Il pourrait voir Mrs Weasley et le sinistre Auror couler vers eux des regards soupçonneux pendant qu'ils s'écartaient.
"Quand nous sommes allés au Chemin de Traverse..."
"Vais-je enfin découvrir où toi, Ron, et Hermione aviez disparu tandis que vous étiez censé être dans l'arrière salle du magasin de Fred et de George ?"
"Comment savez-vous que…?"

"Harry, s'il te plaît. Tu parles à l'homme qui est le père de Fred et de George."
"Heu... oui, très bien, nous n'étions pas dans l'arrière salle."

"très bien, alors, écoutons le plus mauvais."

"Bien... nous avons suivi Draco Malefoy. Nous avons utilisé ma cape d'invisibilité."

"Aviez-vous raison particulière de le faire, ou était-ce seulement un caprice ?"

"Parce que je pensais que Malefoy préparait quelque chose ... Il avait réussi à échapper à sa mère et je voulais savoir pourquoi."

"Naturellement ... Bon ? Tu as trouvé pourquoi ?"

"Il est allé chez Barjow et Beurk! ... Et il a commencé à intimider le type dans la boutique, Barjow, en lui faisant voir quelque chose. Ensuite, il a demandé à Barjow de lui mettre un objet de côté. Il semblait que c'était une sorte de chose qu'il ne pouvait pas prendre. Comme une paire. Et… "
"Il y a autre chose. Nous avons vu Malefoy sursauter violemment quand Madame Guipure a essayé de lui toucher le bras gauche. Je pense qu'il porte les stigmates de la marque des ténèbres. Je pense qu'il a pris la place de son père chez les Mangemorts."

"Harry, je doute que Tu-Sais-Qui permette à une personne de seize ans…"

"Qui peut réellement savoir ce que veut faire Tu-Sais-Qui ou ce qu'il ne veut pas ?... Mr Weasley, je suis désolé, mais ce ne sont pas que d'intéressantes investigations. Si Malefoy veut quelque chose qui fixe, et il doit menacer Barjow pour obtenir, il est probable qu'il s'agisse de quelque chose d'interdit ou de dangereux, n'est-ce pas ?"

"J'en doute, pour être honnête, Harry ... Tu vois, quand Lucius Malefoy a été arrêté, nous avons fouillé sa maison. Nous avons emporté tout ce qui pouvait être dangereux."

"Je pense que vous avez oublié quelque chose !"

"Oui, peut-être !... Tu devrais te dépêcher !
"Harry, vite !"

Il se dépêcha devant Mr et Mrs Weasley qui l'aidèrent à charger sa malle dans le train.

"Au fait, mon chéri, tu viendras chez nous pour Noël, c'est déjà arrangé avec Dumbledore, ainsi nous te reverrons bientôt !"
"Fais bien attention à regarder derrière toi et…"

Le train accélérait. "… va bien et …", elle courait pour continuer maintenant.
"… Garde-toi en bonne santé !"

Harry fit un signe du bras jusqu'à ce que le train ait tourné dans un virage et que Mr et Mrs Weasley ne soient plus visibles, puis il se retourna pour voir où les autres s'étaient installés. Il supposa que Ron et Hermione étaient bloqués dans le wagon des préfets, mais Ginny était un petit peu plus loin dans le couloir, causant à quelques amis. Il alla vers elle, en traînant sa malle. Les gens le fixaient sans scrupule pendant qu'il s'approchait. Certains collaient même leurs visages contre les fenêtres de leurs compartiments pour le suivre des yeux. Il s'était douté qu'il y aurait une augmentation de la quantité de gens qui le regarderaient ébahis. il devrait le supporter, après tout il était "l'élu" dont on parlait dan le Gazette du Sorcier, mais il n'appréciait pas beaucoup la sensation de se tenir sous un projecteur lumineux. Il tapa Ginny sur l'épaule.

"Veux-tu qu'on essaye de trouver un compartiment ?"

"Je peux pas Harry, j'ai donné un rendez-vous à Dean... À plus tard."

"D'accord."
Il ressentit un étrange élancement d'ennui alors qu'elle s'éloignait, ses longs cheveux roux dansant derrière elle. Il s'était tellement habitué à sa présence au cours de l'été qu'il avait presque oublié que Ginny qu'elle n'était pas avec lui, Ron, et Hermione à l'école. Il cligna des yeux et regarda autour de lui : Il était entouré de filles hypnotisées.

"Allo Harry !"

"Neville !"

"Bonjour, Harry !"

"Luna, bonjour, comment vas-tu ?"
"Très bien, merci."
Elle tenait un magasine contre sa poitrine. Les grandes lettres sur la couverture annonçaient qu'il y avait une paire de Spectrespecs en liberté.

"Le Chicaneur marche toujours fort ?"
"Oh oui, les tirages augmentent !"

"Trouvons des sièges."
Et tous les trois avancèrent le long du train, dévisagés par des hordes d'étudiants qui les fixaient silencieusement. Enfin ils trouvèrent un compartiment vide, et Harry y pénétra avec reconnaissance.
À suivre...