mardi, juin 20, 2006

23 : Chapitre 7- Le club de Slug- suite




"Vite, rapidement, à la barrière !"
"Harry ferait mieux d'y aller d'abord, avec…"

Elle lança un regard interrogateur vers l'un des Aurors, qui inclina brièvement la tête, saisit le bras de Harry, et essaya de l'orienter vers la barrière entre les quais neuf et dix.
"Je peux marcher, merci !"
...s'énerva Harry retirant son bras de la main de l'Auror. Il poussa son chariot directement vers la barrière, ignorant son compagnon silencieux, et se retrouva, une seconde plus tard, sur le quai neuf trois quarts, où l'Express Poudlard, écarlate, crachait sa vapeur au-dessus de la foule.

Hermione et les Weasley le rejoignirent quelques secondes plus tard. Sans consulter le sinistre Auror près de lui, Harry fit signe à Ron et à Hermione de le suivre vers le haut du quai, à la recherche d'un compartiment vide.

"Nous ne pouvons pas, Harry ! ... Ron et moi, nous devons d'abord nous rendre dans le wagon des préfets et ensuite patrouiller dans les couloirs."
"Oh oui, j'avais oublié !"
"Vous feriez mieux de monter dans le train tous les trois. Vous n'avez plus que quelques minutes avant de partir.... Bon, passe un bon trimestre, Ron..."
"Mr Weasley, puis-je vous dire un mot ?"
"Bien sûr."

Harry y avait soigneusement réfléchi et était parvenu à la conclusion que, s'il devait parler à quelqu'un, c'était à Mr Weasley. Premièrement, parce qu'il travaillait au ministère et était donc en excellente position pour faire des investigations, et deuxièmement, parce qu'il pensait qu'il n'y avait pas trop de risque que Mr Weasley se mette en colère. Il pourrait voir Mrs Weasley et le sinistre Auror couler vers eux des regards soupçonneux pendant qu'ils s'écartaient.
"Quand nous sommes allés au Chemin de Traverse..."
"Vais-je enfin découvrir où toi, Ron, et Hermione aviez disparu tandis que vous étiez censé être dans l'arrière salle du magasin de Fred et de George ?"
"Comment savez-vous que…?"

"Harry, s'il te plaît. Tu parles à l'homme qui est le père de Fred et de George."
"Heu... oui, très bien, nous n'étions pas dans l'arrière salle."

"très bien, alors, écoutons le plus mauvais."

"Bien... nous avons suivi Draco Malefoy. Nous avons utilisé ma cape d'invisibilité."

"Aviez-vous raison particulière de le faire, ou était-ce seulement un caprice ?"

"Parce que je pensais que Malefoy préparait quelque chose ... Il avait réussi à échapper à sa mère et je voulais savoir pourquoi."

"Naturellement ... Bon ? Tu as trouvé pourquoi ?"

"Il est allé chez Barjow et Beurk! ... Et il a commencé à intimider le type dans la boutique, Barjow, en lui faisant voir quelque chose. Ensuite, il a demandé à Barjow de lui mettre un objet de côté. Il semblait que c'était une sorte de chose qu'il ne pouvait pas prendre. Comme une paire. Et… "
"Il y a autre chose. Nous avons vu Malefoy sursauter violemment quand Madame Guipure a essayé de lui toucher le bras gauche. Je pense qu'il porte les stigmates de la marque des ténèbres. Je pense qu'il a pris la place de son père chez les Mangemorts."

"Harry, je doute que Tu-Sais-Qui permette à une personne de seize ans…"

"Qui peut réellement savoir ce que veut faire Tu-Sais-Qui ou ce qu'il ne veut pas ?... Mr Weasley, je suis désolé, mais ce ne sont pas que d'intéressantes investigations. Si Malefoy veut quelque chose qui fixe, et il doit menacer Barjow pour obtenir, il est probable qu'il s'agisse de quelque chose d'interdit ou de dangereux, n'est-ce pas ?"

"J'en doute, pour être honnête, Harry ... Tu vois, quand Lucius Malefoy a été arrêté, nous avons fouillé sa maison. Nous avons emporté tout ce qui pouvait être dangereux."

"Je pense que vous avez oublié quelque chose !"

"Oui, peut-être !... Tu devrais te dépêcher !
"Harry, vite !"

Il se dépêcha devant Mr et Mrs Weasley qui l'aidèrent à charger sa malle dans le train.

"Au fait, mon chéri, tu viendras chez nous pour Noël, c'est déjà arrangé avec Dumbledore, ainsi nous te reverrons bientôt !"
"Fais bien attention à regarder derrière toi et…"

Le train accélérait. "… va bien et …", elle courait pour continuer maintenant.
"… Garde-toi en bonne santé !"

Harry fit un signe du bras jusqu'à ce que le train ait tourné dans un virage et que Mr et Mrs Weasley ne soient plus visibles, puis il se retourna pour voir où les autres s'étaient installés. Il supposa que Ron et Hermione étaient bloqués dans le wagon des préfets, mais Ginny était un petit peu plus loin dans le couloir, causant à quelques amis. Il alla vers elle, en traînant sa malle. Les gens le fixaient sans scrupule pendant qu'il s'approchait. Certains collaient même leurs visages contre les fenêtres de leurs compartiments pour le suivre des yeux. Il s'était douté qu'il y aurait une augmentation de la quantité de gens qui le regarderaient ébahis. il devrait le supporter, après tout il était "l'élu" dont on parlait dan le Gazette du Sorcier, mais il n'appréciait pas beaucoup la sensation de se tenir sous un projecteur lumineux. Il tapa Ginny sur l'épaule.

"Veux-tu qu'on essaye de trouver un compartiment ?"

"Je peux pas Harry, j'ai donné un rendez-vous à Dean... À plus tard."

"D'accord."
Il ressentit un étrange élancement d'ennui alors qu'elle s'éloignait, ses longs cheveux roux dansant derrière elle. Il s'était tellement habitué à sa présence au cours de l'été qu'il avait presque oublié que Ginny qu'elle n'était pas avec lui, Ron, et Hermione à l'école. Il cligna des yeux et regarda autour de lui : Il était entouré de filles hypnotisées.

"Allo Harry !"

"Neville !"

"Bonjour, Harry !"

"Luna, bonjour, comment vas-tu ?"
"Très bien, merci."
Elle tenait un magasine contre sa poitrine. Les grandes lettres sur la couverture annonçaient qu'il y avait une paire de Spectrespecs en liberté.

"Le Chicaneur marche toujours fort ?"
"Oh oui, les tirages augmentent !"

"Trouvons des sièges."
Et tous les trois avancèrent le long du train, dévisagés par des hordes d'étudiants qui les fixaient silencieusement. Enfin ils trouvèrent un compartiment vide, et Harry y pénétra avec reconnaissance.
À suivre...




mercredi, mai 31, 2006

22 : Chapitre 7- Le club de Slug



Harry passa une partie de la dernière fin de semaine de vacances à méditer sur la signification du comportement de Malefoy dans l'allée des Embrumes. Ce qui le dérangeait le plus était le regard satisfait affiché sur le visage de Malefoy en quittant le magasin. Rien de ce qui rendait Malefoy heureux ne pouvait être une bonne nouvelle. À son découragement, cependant, ni Ron ni Hermione ne semblaient s'intéresser autant que lui aux activités de Malefoy. Ou même, après quelques jours, ne prenaient plus la peine d'en discuter.

"Oui, j'ai déjà reconnu que c'était louche, Harry !... Mais n'avions nous pas convenu qu'il pourrait y avoir beaucoup d'explications?"

"Peut-être a-t-il cassé sa Main de Gloire... Rappelle-toi ce qui est arrivé au bras de Malefoy ?"

"Mais quand il a dit : n'oublie pas de le garder dans le coffre-fort ? ... Il ne parlait plus à Barjow d'objets cassés, et Malefoy voulait les deux."

" Tu comptes maintenant ?" lança Ron, essayant maintenant de gratter la saleté sur le manche de son balai.

"Ouais, je le fais ... Le père de Malefoy est à Azkaban. Tu ne penses pas que Malefoy voudrait se venger ?"


"Malefoy, se venger ? Que peut-il faire ?"

"Je suis d'accord, je ne sais pas !... Mais il prépare quelque chose et je pense que nous devrions le prendre au sérieux. Son père est un Mangemort et… "

Harry s'interrompit, regardant fixement par la fenêtre derrière Hermione, sa bouche ouverte.
Une pensée venait de lui passer par la tête.


"Harry ?... Qu'est ce qu'il y a ?"
" Ta cicatrice ne te fait plus mal, n'est-ce pas ?"

"C'est un Mangemort !... Il remplace son père comme Mangemort !"


"Malefoy ? Il a seize ans, Harry! Tu penses que Tu-Sais-Qui laisserait Malefoy se joindre à lui ?"


" Ça semble très peu probable, Harry, qu'est-ce qui t'incite à penser…?"

"Chez Madame Guipure… Elle ne l'a pas touché, mais il a hurlé et écarté son bras loin d'elle quand elle s'apprêtait à remonter sa manche. C'était son bras gauche. Il porte les stigmates de la marque des ténèbres !"

Ron et Hermione se regardèrent.

"Ouais..."

"Je pense qu'il voulait simplement s'en aller, Harry !"

"Il a montré à Barjow quelque chose qu'on ne pouvait pas voir... quelque chose qui a sérieusement effrayé Barjow. C'était la marque, je le sais… il a montré à Barjow qui il était, vous avez vu à quel point Barjow a pris cela au sérieux !"

Ron et Hermione échangèrent un autre regard.

"Je ne suis pas sûre, Harry..."

" Ouais, je ne crois quand même pas que Tu-Sais-Qui a laissé Malefoy se..."

Gêné, mais absolument convaincu d'avoir raison, Harry se saisit d'une pile des robes de Quidditch dégoûtantes et quitta la pièce. Mme Weasley les avait pressés depuis plusieurs jours à ne pas attendre le dernier moment pour laver leur linge et pour emballer leurs affaires. Sur le palier, il rentra dans Ginny, qui revenait dans sa chambre avec un tas des vêtements fraîchement lavés.

"Si j'étais toi, je n'entrerais pas dans la cuisine en ce moment !... Y a beaucoup de Flegme dans les parages."

"Je ferai attention de ne pas tomber dedans !"

Harry était sûr, en entrant dans la cuisine de trouver Fleur assise à la table la de cuisine, faisant des projets pour son mariage avec Bill, alors que Mme Weasley la regardait, de mauvaise humeur, par-dessus un tas de choux de Bruxelles s'épluchant eux-mêmes.

"... Bill et moi avons décidé d'avoir seulement deux demoiselles d'honneur, Ginny et Gabrielle feront un très bel ensemble. J'ai pensé les habiller avec de l'or pâle, le rose naturellement serait du plus mauvais goût sur Ginny !"

"Ah, Harry! ... Bien, Je voulais t'expliquer les consignes de sécurité prises pour le voyage à Poudlard demain. Nous aurons encore des voitures du ministère, et des Aurors nous attendront à la gare."


" Est-ce que Tonks sera là ?" demanda Harry, en déposant ses vêtements de Quidditch.


"Non, je ne le pense pas, elle est en poste quelque part ailleurs d'après Arthur."


"Elle se laisse un peu aller, Tonks ... une grande erreur si vous voulez mon avis !"

"Oui, merci ... Tu ferais mieux de continuer, Harry, je veux que vos malles soient prêtes ce soir, si possible, ainsi nous n'aurons pas la bousculade habituelle de dernière minute."

Et effectivement, leur départ le lendemain matin fut plus simple que d'habitude. Les voitures de ministère se placèrent juste devant le terrier alors qu'ils attendaient, leurs malles prêtes. Le chat de Hermione, Pattenrond, installé sans risque dans son panier de voyage. Hedwige et Coquecigrue, le hibou de Ron, ainsi que Arnold, la nouvelle houpette-pygmée pourpre de Ginny, dans leurs cages.

"Au revoir, à tous !"
...Salua Fleur, s'apprêtant à les embrasser. Ron se précipita, plein d'espoir, mais Ginny lui fit une jambette et Ron tomba, étendu dans la poussière aux pieds de Fleur.
Furieux, le visage rouge et maculé de saletés, il pénétra dans la voiture sans dire au revoir.
Il ne trouvèrent pas Hagrid les attendant gaiement à la gare de King Cross. À la place, il y avait deux sinistres personnages, des Aurors barbus dans des costumes foncés de Moldus qui les suivirent dès qu'ils descendirent de voiture, et entrèrent dans la gare sans parler.
À suivre...